Briefing

« On l’oublie parfois un peu vite, mais il s’agit de notre plus long voyage de l’année et nous devons penser à anticiper le décalage horaire. En 2015, j’étais venu pour faire les reconnaissances. Puis Mads Østberg s’était blessé et l’équipe m’avait demandé de le remplacer au pied levé. Nous n’avions pas notre équipement de course et il avait fallu pallier à tout cela en quelques heures. Sans préparation, j’avais réalisé des temps corrects dans l’ensemble, tout en éprouvant quelques difficultés à gérer les spéciales dans la jungle, comme Nambucca. Tout le monde voudra finir cette saison en trombe. En ce qui me concerne, j’aurai pour objectif de repartir sur les bases de l’Espagne, lorsque j’évoluais à 2/10e au kilomètre des meilleurs. »

Jeudi 16 novembre – shakedown

« Ce matin, je me sentais un peu rouillé lors de mon premier run. Ma deuxième tentative était meilleure, mais j’ai calé dans une épingle. Après le retour à l’assistance, j’ai compris que je devais freiner plus tôt, pour favoriser les sorties de virage. En m’appliquant, je fais un super temps lors de mon quatrième passage et j’en suis très heureux. Je vais aborder le rallye en tirant parti de ces enseignements. »

Vendredi 17 novembre – étape 1

« Ce n’était pas la journée que j’espérais. Mes deux crevaisons – que je ne m’explique pas totalement – m’ont fait perdre près d’une demi-minute. Il y a tout de même du positif à retirer de cette étape. Lorsque tout va bien, mes chronos sont similaires à ceux de Craig et j’arrive à me placer dans le top 5. J’espère avoir un peu plus de réussite demain ! »

Samedi 18 novembre – étape 2

« Sous la pluie, le début de journée a été compliqué. Dans Nambucca, j’ai calé lors d’un tête-à-queue et la voiture a mis du temps à redémarrer. Ensuite, j’avais complètement perdu le rythme et j’ai subi jusqu’à l’arrivée. Ma troisième position sur la route était défavorable et c’est ce qui m’a conduit à faire le pari des pneus tendres pour les spéciales de l’après-midi. Ce n’était pas un choix très concluant, car l’efficacité des gommes s’amenuisait au fil des kilomètres. »

Dimanche 19 novembre – étape 3

« Ce n’est évidemment pas la meilleure manière de terminer une saison. J’ai tout simplement fait une erreur dans la première spéciale, dans un long virage à droite. Les conditions étaient terribles, avec énormément d’eau qui rendait la terre aussi glissante que de la glace. Je me suis fait piéger par une plaque de glaise, la voiture a sous-viré et j’ai tapé une grosse souche. C’est dommage et je suis désolé pour toute l’équipe. »

Le debriefing d’Yves Matton

« Je lui avais demandé de prouver sa pointe de vitesse. Il l’a fait , même s’il a connu une succession de contretemps, comme deux crevaisons le vendredi et deux tête-à-queue le samedi. Il est évidemment regrettable qu’il se soit fait piéger sous la pluie le dimanche. Cela démontre à quel point la route est longue vers le sommet, en WRC plus qu’ailleurs. »