Pour Stéphane Lefebvre, l’ADAC Rallye Deutschland est synonyme de bons souvenirs. Après sa victoire en FIA Junior WRC (2014) et un top 10 lors de son tout premier rallye au volant d’une WRC (2015), le Français tenait absolument à participer à l’édition 2016. Grâce au soutien de ses partenaires, il est donc engagé – avec Gabin Moreau à ses côtés – sur une DS 3 WRC de l’équipe PH Sport.
Pourquoi avoir choisi de disputer l’ADAC Rallye Deutschland ?
« C’est un rallye que j’affectionne particulièrement. Depuis son apparition au calendrier du Championnat du Monde, je m’y rendais chaque année comme spectateur. L’an dernier, il s’agissait de mon premier rallye au volant d’une World Rally Car. J’avais envie de le refaire pour confirmer et illustrer ma progression… »
Comment s’est effectué le montage de cette participation ?
« Dès lors que le programme de l’équipe Abu Dhabi Total WRT ne passait pas par l’Allemagne, je me suis mis en quête du budget nécessaire. J’ai motivé les partenaires qui me soutenaient lors de ma campagne en JWRC et quelques bons amis qui se sont piqués au jeu. Bernard Piallat et toute l’équipe PH Sport ont aussi trouvé des solutions pour que cela devienne possible. Au final, il s’agit d’un effort collectif ! »
Que pense Citroën Racing de cette initiative ?
« Yves Matton m’a dit qu’il s’agissait d’une bonne idée, que c’était bien d’acquérir toujours plus d’expérience. Mais il m’a aussi prévenu : je me dois d’être au niveau de mes précédentes prestations avec la DS 3 WRC ! J’y compte bien… »
Si on revient douze mois en arrière, quels souvenirs gardez-vous du Rallye d’Allemagne 2015 ?
« C’était un week-end au paradis ! Je passais de la R5 et de la RRC à la WRC, ce dont j’avais toujours rêvé. Dès la première spéciale, j’avais signé le neuvième temps : c’était plutôt un bon début. Ensuite, j’étais dans le match face à Mads Østberg, qui disposait du même matériel. J’ai aussi eu la satisfaction de signer le deuxième temps dans la courte spéciale d’Arena Panzerplatte. Ma course n’a pas été exempte de petites erreurs, mais c’était une grande satisfaction de rallier l’arrivée, dans les points qui plus est. »
Le parcours allemand est réputé pour sa variété, comment pourriez-vous le décrire ?
« Les routes ne ressemblent pas à celles du nord de la France, mais je ressens pourtant une certaine familiarité, surtout au niveau du grip. Le point le plus difficile reste le camp militaire de Baumholder. Pour progresser dans une spéciale comme Panzerplatte, il n’y a qu’une solution : rouler ! »
Quelle a été votre préparation pour ce rallye ?
« Quasiment chaque jour, je visionne des caméras embarquées des années précédentes. Je connais toutes les spéciales, y compris celles que je n’ai jamais disputées ! Lundi, je reprendrai le volant de la DS 3 WRC en version asphalte lors d’une journée de tests. Le but est vraiment que je reprenne le rythme sur cette surface. Pour la course, je n’ai aucune inquiétude concernant les réglages. L’équipe bénéficie de toute la base de connaissances de Citroën Racing… »
Quelles seront vos ambitions ?
« Ce n’est jamais facile de se projeter, car le classement brut dépend aussi des faits de course. Après avoir terminé cinquième au Monte-Carlo, je veux faire au moins aussi bien. Évidemment, je rêve de podium, mais je serai déjà satisfait en terminant quatrième ou cinquième. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *